Deuxième jour sur Québec, on décide de changer un peu d'air et de s'éloigner de la ville pour aujourd'hui. D'autant que, même si pour le moment, il ne fait pas encore très beau, le soleil devrait faire son apparition rapidement d'après la météo. Et moi, j'ai foi en la météo quand il y a du beau temps à la clé.

Cette fois, c'est moi qui m'essaye à la conduite de la voiture en boite auto. Quelques méchants réflexes d' embrayage me prennent ici et là mais rien de grave. Julie me guide avec la carte de l'office du tourisme et on arrive très vite à bon port, au pied des chutes.

Comme plus rien n'est gratuit, on s'acquitte de notre droit d'entrée : 2 adultes + aller retour téléphérique inclus car de toute façon l'escalier qui mène aux chutes n'est pas empruntable en entier à cause de la neige du pain de glace qui n'est pas encore fondu. Le pain de glace, c'est un énorme glacier en forme de cône qui se forme au pied des chutes durant l'hiver à partir des gouttes d'eau de la cascade qui se cristallisent par le froid. A la période où on arrive il n'en reste plus grand chose mais ça empêche quand même l'accès à l'escalier.

Fière de notre petit bracelet rouge au poignet qui indique qu'on peut prendre le téléphérique autant de fois qu'on veut, on se présente à l'accès de celui-ci et on s'aperçoit vite qu'il n'y a aucun contrôle... On a beau être honnêtes, si on avait pu économiser 20 dollars, on ne se serait pas privées. À croire que les canadiens font confiance aux touristes en se disant qu'une personne sans ticket n'oserait pas se présenter à l'embarquement... c'est mal connaitre les français ça !

Alors qu'on débute l'ascension jusqu'en haut des chutes par le biais du téléphérique, le ciel est encore assez sombre mais le spectacle qu'offre les chutes est déjà très impressionnant.

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P_20160504_115159Arrivées là haut, on découvre les aménagements qui ont été mis en place autour des chutes pour pouvoir aller les observer, c'est plutôt bien pensé.

Et c'est pendant qu'on profite du paysage depuis le pont suspendu au-dessus des chutes que le soleil commence à pointer le bout de son nez.

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L'escalier sur le côté des chutes est fermé en bas mais on peut quand accéder à la partie haute pour observer les chutes de face. Cette fois, le soleil est bel et bien avec nous. On reste un long moment dans les différents paliers des escaliers à observer le phénomène. On jette également quelques regards interrogateurs à  tous ces fous furieux qui font leur jogging en courant dans les escaliers, en les montant et en les descendant (plusieurs fois de suite même) !!

On commence à avoir faim et on repère alors quelques endroits potentiels pour notre premier pique nique des vacances. Dans tous les cas, il faut qu'on redescende le chercher dans la voiture. Une fois en bas, on se dit que la meilleure option reste les tables du snack en bas du téléphérique : on y est au chaud, devant de grandes baies vitrées avec vue sur les chutes. Pour justifier notre présence, on achète un paquet de chips sur place pour compléter notre festin.

Après mangé, on retourne à l'extérieur pour une dernière petite photo face aux chutes depuis la terre ferme.

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On repart du site pour prendre la direction du l'Ile d'Orléans. Cette Ile est reliée au continent par un pont. Notre première halte se fera chez le producteur de cidre. En bonnes normande et bretonnormande que nous sommes, il faut bien qu'on voit si on a un concurrent sérieux outre Atlantique !

Autant vous dire tout de suite que ce qu'ils appellent du cidre, n'a rien à voir avec ce qu'on boit chez nous. C'est assez bon également mais déjà, ce n'est pas pétillant. C'est comme un vin de pomme. Ils en font différentes variétés mais nous avons un penchant pour le cidre de glace pour son goût et son originalité. Le cidre de glace est fait en décembre avec une variété de pommes tardives et après les premières gelées. 

Après cette dégustation fort instructive (la culture avant tout voyons), nous poursuivons notre route à travers l'Ile. Un point de vue depuis un belvédère est situé au bout de l'ile :

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Enfin, on parcours le côté de l'ile qui est opposé au continent et là, c'est vraiment le coup de coeur pour tout un tas de jolies maisons au bord de l'eau. Les gens qui vivent là sont tellement bien installés qu'on y poserait bien nos valises le temps d'un week-end. C'est vraiment très mignons, chacun a son petit bout de terrain qui donne directement sur le fleuve.

La journée de balade s'achève la dessus et on reprend la route pour Québec ou on décide de faire un petit complément de courses pour manger à la maison le soir. Au menu ce sera, spaghettis bolognaise. On profitera de cette soirée au calme (si l'on oublie le bruit du frigo tracteur bien entendu) pour faire une petite lessive avec la copine moissonneuse batteuse, j'ai nommé la machine à laver.

Demain journée sur Québec, j'ai hâte d'y retourner et de découvrir tout ce qu'on n'a pas encore vu !